Une tribune de l’écrivain sud-africain André Brink, publiée le 24 juillet 2008 dans Libération.

Sa femme le réveille à trois heures du matin. - Il y a quelqu’un dans la maison lui dit-elle.

- N’importe quoi répond-il dans un brouillard de sommeil. Je suis sûr que c’est une souris.

- Ce n’est pas une souris, insiste-t-elle. C’est beaucoup plus gros.

- Alors c’est un rat, marmonne-t-il.

Et puis le rat lui tire en plein visage. Il meurt en présence de sa femme et de sa petite fille, que l’on force, d’un pistolet à bout portant, à accompagner les intrus tandis qu’ils mettent la maison à sac, laissant le corps sans vie sur le sol.

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