Le long chemin vers l’élection présidentielle sud-africaine

L’année 2009 sera marquée par l’élection d’un nouveau président sud-africain ; le troisième de l’ère post-apartheid, après Nelson Mandela et Thabo Mbeki.

L’hégémonie électorale dont jouit l’African National Congress (ANC) ne laisse a priori planer aucun doute sur le fait que le prochain chef de l’Etat sera issu des rangs de cette organisation presque centenaire. Selon toute logique, c’est à Jacob Zuma, porté à la tête du parti lors de la Conférence de Polokwane, en décembre 2007, que devrait revenir cette charge. Pour autant, les problèmes judiciaires de cette figure de la lutte contre l’apartheid et ancien vice-président de l’Afrique du Sud (1999-2005), ainsi que les rivalités au sein même de l’ANC, entretiennent une certaine incertitude politique.

C’est en partie cette incertitude qui nourrira Amandla

Ce blog se propose en effet de suivre les grandes étapes du long chemin vers l’élection présidentielle de 2009.

Mais peut-être plus encore, il s’agira ici de brosser (modestement) une sorte de portrait en creux de l’Afrique du Sud contemporaine.

Souvent érigé en modèle de transition démocratique, le cas sud-africain est, depuis cinq ou six ans, moins associé par ses observateurs à l’idée de “miracle”, pourtant omniprésente dans les discours politiques et scientifiques à la fin des années 1990. Une croissance économique soutenue et un rayonnement diplomatique dépassant le Continent africain n’effacent pas un chômage touchant, dans les faits, près d’un actif sur deux, la propagation du sida, l’accentuation des inégalités sociales, la contestation de plus en plus vive de politiques publiques empruntant à une certaine orthodoxie économique ou le maintien de réflexes pour le moins douteux au sein de l’espace politique.

Jacob Zuma, lors de son élection à la tête de l’ANC (décembre 2007, Conférence de Polokwane)

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